samedi 26 septembre 2026

Le Passé

 Retour dans le passé


"2026"  Le repérage n'est pas toujours facile...

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    En ce monde, rien ne reste, tout s'écoule, tout passe comme l'ombre ! Nous sommes soumis, nous aussi humains, à la loi de l'éternel devenir, et, comme nous, nos images vieillissent. Nous retrouvons, nous devinons sous leurs rides ce qu'elles étaient jadis ; mais l'émotion qu'elles nous ont causée, nous ne la ressentons plus : nous avons beau nous frapper le cœur, il n'en sort plus rien ; nous avons beau souffler sur les tisons, la dernière étincelle est morte étouffée par les cendres d'une vie qui se consume. Qui ne s'est affligé de ne pouvoir savourer de nouveau certaines ivresses qui ne grisent qu'une fois ? Qui ne s'est plaint de ne pouvoir rajeunir ses amours ? Qui ne s'est obstiné à chercher du regard, dans ses souvenirs, quelque chose, quelqu'un, d'à jamais disparu ?

                                                                                       Victor Cherbuliez - Le comte Alexandre de Hubner et ses souvenirs (1891)

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Le Passé

Le passé dort parfois au fond de nos mémoires,
Comme un vieux chemin creux perdu sous les saisons ;
Il suffit d’un parfum, d’un murmure dans le soir,
Pour qu’il ouvre soudain la porte des maisons.

Un clocher dans le lointain, une vieille fontaine,
Le rire d’un enfant courant dans les prés,
Et voici que revient, légère et incertaine,
Une image oubliée que l’on croyait fanée.

Les visages d’alors nous regardent en silence,
Sur des photographies jaunies par le temps ;
Ils avaient leur jeunesse, leurs rêves, leur espérance,
Et nous les retrouvons quelques instants.

Et lorsque vient le soir, dans le calme retrouvé,
Un parfum, une chanson, fait trembler la mémoire ;
Le temps semble s’effacer, soudain apprivoisé,
Et l’enfance revient doucement dans le soir.

Alors je ne veux point retenir les années,
Ni demander au temps de refaire son chemin ;
Je garde simplement les heures envolées,
Comme un peu de soleil au creux de mes mains


15 commentaires:

  1. J'ai souvent entendu cette expression: "c'était mieux avant". Je ne sais pas si c'était mieux avant, c'était différent, ça s'est sûr. Mais l'être humain s'adapte. Les regrets ne servent à rien, restent les souvenirs heureux, à garder précieusement. Bises alpines mon cher Daniel.

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    1. Coucou Dédé.
      Comme tu dis si bien "Laisser a moi les sous venir..."

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  2. Je ne suis pas d'accord avec Victor Cherbuliez les images (et les lettres) du passé me procurent de la joie, je regretterais de ne pas les avoir prises et souvent d'ailleurs je regrette car je n'ai pas pris

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    1. Par contre le fond de que dit le deuxième texte (qui est peut-être de toi) me va tout à fait. Pas de regrets mais le plaisir d'avoir vécu et de se souvenir
      Bises pour vous deux !

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    2. Ce sont des pins de Monterey qui rehaussent la crête ?

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    3. Ce sont surtout des pins maritimes (avec des chenilles) est quelques Cyprès...

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  3. Bonjour Daniel,
    On reconnaît globalement la côte !
    Je trouve le texte de Cherbuliez intéressant.
    A propos du poème , des poèmes "made by I A ", j'ai obtenu des explications sur les erreurs de versification faites par l'i a : instructif .Je t'en ferai une synthèse plus tard .
    Tu es sans doute au courant du livre retiré de la liste des goncourables, à cause de l'utilisation de l'I A et de plagiats anciens ?

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  4. Je sais que ce n'est pas ton cas, et que tu annonces la couleur!
    Un jeu: je te propose de demander à l'I A de corriger les erreurs de versification et de t'envoyer ma propre version.

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  5. Un jeu comme celui du joueur d'échecs contre la machine!

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    1. De toute façons nous ne l’arrêterons pas, tout au plus sera t il possible d’éviter les dérives ?

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  6. Coucou Daniel !
    Les photos d'antan ne sont-elles pas plus belles que celle de maintenant ?
    J'ai plein des souvenirs en NB, ceux de mon enfance, par contre la couleur enjolive bien des beaux sites.
    Joli texte et beau poème !
    Bon après midi et bises
    Claude

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  7. Voici la synthèse :
    La différence fondamentale réside dans le fait qu’un humain compte à l'oreille (phonétique et diction), tandis que l’IA compte par calcul textuel (orthographe et tokens).
    C'est ce décalage entre la lecture visuelle d'un ordinateur et la prononciation réelle d'un poète qui génère ces fameux alexandrins boiteux.
    Miss yves

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    1. Coucou Miss Yves: Tu décortique tout, pour ma part j'ai un peu de mal a suivre...

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  8. pas d’inquiétude la mer va se charger de revenir à la photo du passé

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