Point Lobos
Devant moi l’océan s’étend, vaste mystère,
Drapé d’ombre et d’azur sous le ciel infini ;
Chaque vague qui meurt murmure à la lumière
Un secret éternel que le vent me confie.
Le jour glisse en silence au bord de l’horizon,
Comme un rêve doré sur l’eau calme et profonde ;
Et mon âme s’égare en douce méditation
Dans ce livre vivant que feuillette le monde.
Ô mer grave et tranquille aux soupirs éternels,
Tu parles au cœur nu des choses invisibles ;
Et l’homme, frêle instant dans tes rythmes solennels,
Se découvre plus grand en se sentant fragile.