Maison sur la colline
Sur la colline
Là-haut, la maison penche vers hier,
Accrochée au ciel comme un vieux repère.
La colline l’entoure d’un silence épais,
Que seuls les souvenirs osent traverser.
Les marches de pierre, usées par les ans,
Se souviennent encore des retours d’antan.
On y montait le cœur plein de lumière,
Sans savoir que tout deviendrait poussière.
Aux fenêtres vides tremble un rideau pâle,
Qui danse parfois quand le vent s’y installe.
On dirait qu’il cherche, dans l’air fatigué,
Les voix disparues qu’il n’a pas gardées.
Dans le jardin sauvage où s’efface l’allée,
Les roses d’autrefois refusent de faner.
Elles veillent en silence, obstinées, fidèles,
Sur les traces légères d’une vie trop belle.
Et la nuit venue, sous les étoiles froides,
La maison respire, fragile et stoïque.
Comme si, dans ses murs fatigués mais debout,
Battait encore un cœur qui se souvient de tout
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